Le végétarisme est--il une religion?

Publié le par pierre eric

 

 

 

 

             La religion d’après son étymologie renvoie au verbe lier ou se lier. Dans ce sens, nous pouvons dire que le végétarisme est religieux parce qu’il favorise l’harmonie universelle entre tous les êtres vivants qui sont tous d’ailleurs interconnectés par ce fil invisible que nous appelons la vie. C’est cela même le fondement du panthéisme. Dieu est présent dans tout ce qui vit, du plus petit atome jusqu’à l’homme. Les poissons et les animaux ont leur destin. Leur existence n’est pas une contingence.
D’autre part, le végétarisme permet de rapprocher des hommes qu’aucune autre religion au monde ne pouvait rassembler. Ainsi on rencontre dans les grandes manifestations végétariennes ou de défense des droits des animaux et de survie de la planète, des Hommes de différentes confessions religieuses, philosophiques et scientifiques (chrétiens, bouddhistes, hindouistes, francs-maçons, rosicruciens, pythagoriciens, écologistes, animalistes, environnementalistes, nutritionnistes,…). Cette effervescence végétarienne de nature universelle est une expérience unique qui annonce l’ère d’une « religion » scientifique débarrassée des dogmes (facteurs de guerres et de séparation) et centrée sur l’amour, le bien-être de tous les êtres vivants et la non-violence. On espère qu’une telle «  religion » sans sacrifices d’animaux, sans sacrifices humains, unira les Hommes quelles que soient les races qui permettent superficiellement de les distinguer, quelles que soient les croyances qui stigmatisent leurs différences.
                              Par ailleurs, si le mot religion  signifie secte, église, chapelle ou mosquée  ou tout autre système qui propose des croyances et des dogmes auxquels on adhère sans esprit critique, nous pouvons dire sans détour que le végétarisme n’est pas religieux. C’est plutôt un mode de vie basé sur l’empathie, la non-violence et le respect de la vie dans toutes ses formes. C’est ce qui explique la diversité et la variété des personnalités végétariennes qui ont marqué la pensée et l’histoire de l’humanité. : Socrate, Platon, Pythagore, Plutarque, Montaigne, Jean-Jacques Rousseau, Pascal, Lamartine, Martin Luther King, Gandhi, Bouddha, Krishna, Saint François d’Assise, Saint Gérôme, Saint Bernard, Sainte Thérèse, Jésus, Newton, Einstein,… étaient tous végétariens. Vu cette diversité historique, nous ne pouvons pas affirmer que le végétarisme est une religion dans le sens d’une secte. C’est plutôt comme un grand carrefour où chacun apporte aux autres sa science et son expérience, sans dogmes ni préjugés.
Plus qu’une religion, le végétarisme est un humanisme, parce que ce mode de vie recherche le bien-être de l’Homme en faisant la promotion des valeurs qui protègent sa santé et celle de son environnement, ou de l’univers dans son entièreté.
Humanisme encore, parce que les végétariens pensent qu’il faut nourrir les pauvres de la terre et non le bétail de boucherie. C’est vrai que l’industrie de la viande est rentable mais, quand on sait que la nourriture est arrachée dans l’assiette du pauvre au profit des animaux qui seront assassinés dans les abattoirs, sans dignité et sans pitié, on peut se demander si nous ne perdons pas un peu de notre humanisme à cause des intérêts commerciaux. Si les céréales qui sont vendues à l’Occident pour nourrir son bétail de boucherie étaient données aux pauvres, la famine disparaîtrait dans le tiers-monde, et même dans les pays riches, où les maladies causées par une mauvaise alimentation avancent à un rythme incroyable.
Humanisme toujours, parce que le végétarisme aiguise notre sensibilité en nous éloignant aussi de l’inutile cruauté exercée sur les animaux. Cruauté inutile parce que l’Homme peut vivre bien et mieux sans massacrer les animaux.
De même l’élevage de bétail engendre pollution et déforestation, deux menaces sérieuses pour la survie de l’Homme et de la planète. Devenir végétarien apparaît donc comme un acte de solidarité envers les démunis et un geste d’amour pour la vie et la civilisation authentique.
Notons que le végétarisme était très bien connu et mis en pratique par les premières communautés chrétiennes, notamment les Esséniens qui pratiquèrent même le végétalisme et le crudivorisme. Le mode de vie végétarien était aussi intégré dans la pensée philosophique et religieuse orientale et conseillé comme une voie vers la non-violence et le respect du vivant.
Le végétarisme se découvre toujours là où les hommes manifestent la volonté de vivre en paix et en harmonie avec la nature, la volonté d’ouvrir leur cœur à la vie et à l’amour.
Chaque végétarien a son histoire, suit son chemin et reste libre. L’amour de la vie, la tolérance, le respecte du vivant et de la planète, la santé sont des concepts qu’il partage avec les autres végétariens et même avec les non végétariens sans jamais forcer ses convictions à ses frères qu’il respecte et aime malgré les différences. L’amour est la seule religion qui peut lier les humains sans germe de violence.

Pierre Eric M.B.

                                          

 

 

 

              

 

 

 
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S
Je ne vais pas enfoncer le clou, je pense que tout est dit dans les autres coms...<br /> Tu as de grosses bises d'une Grise du Gabon, et aussi de moi !
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J
C'est vrai, je suis navré mais d'accord avec Jo.<br /> <br /> Mieux vaut se cantonner ds le végétarisme et sa galaxie et se méfier des infos qui peuvent n'être hélas que de la désinformation.<br /> <br /> Cependant, il n'y a pas de fumée sans feu...
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