Lutte contre le commerce de la vie
Les experts des communautés sous régionales de l’Afrique centrale(CEEAC) et de l’ouest(CEDEAO) se sont réunis du 2 au 4 juillet à Libreville pour mettre en place une commission régionale de suivi et un secrétariat conjoint en matière de lutte contre la traite des personnes en particulier les femmes et les enfants a appris notre rédaction de source officielle.
« La réunion d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre de l’implication des deux communautés dans la mise en œuvre de l’accord multilatéral adopté à Abuja (...)Le dispositif tant organique que matériel sur la plan juridique doit être le même dans tous les Etats membres , ce qui pourrait garantir une efficacité plus grande dans l’action » a déclaré Pierre Athomo Ndong, point focal traite des personnes et protection , et chef de l’unité électorale de la CEEAC
« Cet accord nous donne un cadre de concertation et de coopération qui permet , en matière de lutte contre la traite des personnes , de pouvoir mettre en place des procédures uniques qui vont aider les Etats membres à identifier les victimes et à les prendre en charge de façon concertée » a-t-il ajouté.
Notons que le gouvernement gabonais depuis quelques années a fait voter des lois interdisant la traite et l’exploitation des enfants et des femmes en territoire gabonais.
Ce conclave de Libreville doit se traduire en acte concret pour que ce phénomène rétrograde, honteux et récurent disparaisse à jamais de nos pratiques a affirmé les experts.
Par ailleurs, ces deux sous-régions veulent créer des synergies pour combattre plus efficacement le commerce de la vie dans une Afrique en quête de prospérité et de dignité.
Saluons la volonté politique de ces communautés sous-régionales qui s’engagent à la lutte contre la violence et le commerce de la vie et espérons des Etats africains qu’ils feront davantage pour que les adultes arrêtent de trahir la jeunesse.
P.E.