Le plus fondamental des droits de l' homme , c'est le droit à l' alimentation

Publié le par pierre eric

M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a exhorté hier les parlementaires européens à relever le défi de la lutte contre la faim et assurer aux plus démunis, qui sont surtout des ruraux, des conditions de vie décentes.

Intervenant devant l’Assemblée parlementaire en séance plénière lors du débat consacré aux relations entre l’Europe et le Bassin méditerranéen, M. Diouf a rappelé d’emblée la nature des relations culturelles et économique tissées entre l’Europe et le continent africain.

Sans un effort particulier et durable de la communauté internationale au cours des prochaines années pour réduire la pauvreté et la malnutrition en Afrique, l’ensemble du monde peut craindre des réveils douloureux, a affirmé le Directeur général de la FAO.

Il a souligné d'ailleurs que l’Europe accueille déjà un tiers de tous les migrants, dont un sur quatre migre clandestinement.

Abordant les relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, M. Diouf a exhorté les parlementaires à faire en sorte que l’Europe réagisse et s’inscrive dans le mouvement de réforme de l’aide au développement en replaçant l’agriculture comme un enjeu majeur.

Il faut également que les marchés agricoles, au niveau régional ou international, soient organisés de façon équitable pour que les pays en développement ne soient pas victimes d’une libéralisation accrue. Dans ce sens, les négociations à l’OMC sont essentielles et le dispositif aide pour le commerce
(Aid for trade) doit leur permettre de développer une offre plus compétitive en matière de prix et de qualité, a-t-il ajouté.

Relever les défis

Concernant plus spécifiquement le Bassin méditerranéen, M. Diouf a indiqué que sur le plan agricole et alimentaire, la Méditerranée du Sud et de l’Est représente à elle seule environ 14% des importations mondiales de céréales, alors que sa population compte moins de 9% de la population mondiale et que les projections indiquent une plus grande dépendance vis-à-vis des importations à l’avenir.

Pour faire face à ces défis, le Directeur général de la FAO a rappelé qu’une agriculture durable, bien gérée, dynamique, prospère, qui assure la production vivrière et contribue aussi à la stabilisation des populations, à la gestion des espaces ruraux et de l’environnement, n’est pas un projet réservé aux pays développés.

M. Diouf a souligné devant les parlementaires du Conseil de l’Europe que le plus fondamental des droits de l’homme, c’est le droit à la vie, à l’existence, à l’intégrité biologique qui n’est pas garanti aux 854 millions d’affamés du monde.

Avec votre soutien, je suis convaincu que nous pourrons relever le défi de la lutte contre la faim et assurer aux plus démunis, qui sont surtout des ruraux. des conditions de vie décentes, a-t-il conclu.

Source:Planète Urgence n°51

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J
C'est très encourageant mais Monsieur Diouf aurait aussi du préciser dans son intervention que tant que les hommes ne se tourneront pas vers une alimentation totalement végétarienne, la faim dans le monde persistera.<br /> <br /> En effet, les intérêts en jeu impliqués dans la filière de l'élevage des animaux dits "d'abattage" sont tellement énormes que les protecteurs de ce système qui en vivent grassement se fichent pas mal s'ils apauvrissent et affament des peuples entiers pour cause de cultures de céréales servant à nourrir ces mêmes animaux "d'abattage" dont le prix de la viande à consommer sera inacessessible à ces peuplades qui ne profitent pas non plus du fruit de leurs cultures !<br /> <br /> A quand l'abolition de l'esclavage animal ?...
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