A quand l' abolition de l' esclavage animal ?
Un nombre très important d’animaux souffrent dans les abattoirs, les fermes et les pâturages sans que leur misère et leur angoisse interpellent la conscience humaine. Des millions d’animaux sont tués chaque jour sans vergogne et sans aucun commentaire, parfois dans des conditions très abjectes, au seul profit de l’industrie viandeuse . D’autres travaillent pendant de longues années, souffrent et meurent en silence sans procès.
Les intérêts du marché de la viande sont énormes certes, mais ne doivent pas entraîner notre belle civilisation à perdre l’intelligence du coeur. Ce n’est pas l’argent qui sauvera notre planète et la vie. La prédominance de l’avoir sur l’être est toujours et partout source de conflit et de misère. C’est l’amour et la charité mutuelle qui sauveront notre pauvre humanité. Si nous ouvrons notre cœur à l’amour et à la bienveillance, les roses de la vie fleuriront sur nos chemins et, la souffrance des animaux et de tous les êtres vivants sera la nôtre.
Pour les végétariens et végétaliens, la vie est la valeur suprême. On ne peut ni l’acheter ni la vendre. Qu’elle soit incarnée dans le corps d’un animal ou d’un homme, la vie demeure la vie et la vendre est immoral. Le respect de notre dignité nous impose aussi la prise en compte du besoin de vivre des autres partenaires de l’existence. Le commerce de la vie que pratique l’industrie animale est source de régression morale et économique. Même par amour propre l’homme doit abandonner l’habitude de consommer la chair animale car, elle ruine la santé, l’économie et le bonheur de vivre.
Le respect de la vie des animaux est une nouvelle étape que l’homme doit franchir dans la spirale évolutive de notre marche vers un nouveau monde de paix et de fraternité entre tous les êtres vivants. Rien n’autorise et ne justifie les souffrances que l’homme fait subir aux animaux si ce ne sont pas les préjugés et la sécheresse de cœur.
Le cannibalisme est aujourd’hui une pratique surannée, la traite négrière abolie et considérée comme un crime contre l’humanité. La révolution française a donné plus de droits et de liberté aux citoyens français. Aux USA et en Afrique du Sud les noirs sont sortis du joug de l’oppresseur et jouissent des fruits de la république. Partout nous voyons un effort lent mais, irréversible vers la paix et la fraternité.
L’esclavage animale et est pour certains aujourd’hui une insulte à la conscience. Le problème est sérieux et appelle le bon sens pour une prise de conscience collective et individuelle. Nous sommes responsables de la souffrance des animaux et devons à ce titre avoir le courage de renoncer à une pratique anachronique qui consiste à tuer pour vivre. La morale la plus élémentaire commande de vivre et de laisser vivre.
Demain, il faudra que la conscience humaine se révolte contre l’inutile cruauté des hommes envers leurs frères cadets les animaux et, que cessent l’esclavage et l’exploitation de ces êtres pleins de sensibilité. Les animaux ne sont pas des machines. Comme nous, ils vivent et possèdent un destin qu’ils doivent réaliser pendant ce cycle de manifestation. Le destin de l’animal n’est pas de finir dans l’assiette. Toute vie tend vers une plus grande perfection.
Le mouvement végétarien annonce l’ère de l’abolition de l’esclavage animal. Nous devons encore attendre. Mais ne jamais désespérer. L’humanité avance souvent à coup de marteau. La grippe aviaire, la vache folle, la fièvre ébola, le lot de maladies cardiovasculaires, les cancers et l’éveil de la conscience environnementale sont les signes symptomatiques de la fin des hostilités entre l’homme et l’animal ou peut-être mieux encore la fin de la guerre entre l’humaine raison et l’intelligence du cœur, source d’amitié universelle.
Pierre Eric M.B.