Les jus de fruits et de légumes , une cure de santé
LES JUS DE FRUITS ET DE LEGUMES, UNE CURE DE SANTE
Une des vertus essentielles de ces jus réside dans leur très forte teneur en vitamines, enzymes, acides aminés, minéraux et oligo-éléments, beaucoup plus importante du fait de l’extraction, que celle des fruits correspondants. En effet, une extraction bien faite provoque :
-l’éclatement des fibres pour mieux libérer le contenu que par une mastication humaine hâtive ou approximative ;
-l’élimination de l’excès de fibres lors du filtrage indispensable de la pulpe pressée ou triturée. En effet, un excès de fibre freine l’assimilation de l’ensemble, selon Walker (1).
Les jus vendus en commerce ont été chauffés jusqu’à pasteurisation ou stérilisation pour conservation en rayons non réfrigérés des magasins. Ces jus commercialisés, même en bio, sont donc morts, car leurs indispensables enzymes se dénaturent dès 45° C et sont complètement mortes à 55° C, donc déjà bien avant la fin de la pasteurisation (1)). C’est pourquoi, il faut presser soi-même ses jus.
A condition qu’ils soient filtrés sous pression (à travers une étamine, c’est la solution la plus économique), les jus sont rapidement assimilables (en 5 à 15 minutes selon la même source) et quantitativement très assimilables (jusqu’à 92 % tandis que l’alimentation mâchée ne s’assimile qu’à 35 % par notre organisme, selon la même source de cet inventeur qui a vécu 118-119 ans en consommant principalement des jus depuis l’âge de 50 ans).
Les simples jus de fruits sont déjà exceptionnellement énergétiques. A titre d’exemple, un litre de jus de raisin , avec ses neuf cent calories, représente du point de vue énergétique : <<1,3 l de lait , 650g de viande, une dizaine d’œuf ou trois livres de pommes de terre>>.
Les étonnantes qualités thérapeutiques des jus de fruits et légumes les désignent évidemment pour servir de remède dans plusieurs occasions.
Ainsi par exemple, depuis 40 ans, l’Institut Hippocrate aux USA mène sur la voie nette de la guérison en trois semaines de résidentiel de groupe, des cas considérés comme désespérés de cancer et d’autres maladies de dégénérescence, essentiellement par les jus de fruits, d’herbes de blé, de graines germées et de légumes, intégrés à un régime végétalien, cru à 80 %. Le Docteur Christian Tal Schaller, médecin suisse et français, meilleur médecin végétalien francophone, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, Conseiller de Végétarisme Gabon, est depuis très longtemps un brillant collaborateur scientifique de cet Institut.
Selon l’expression de Walker (1) les jus de fruits sont des nettoyeurs, donc utiles aux organismes surchargés ou intoxiqués. Les jus de légumes sont par contre des constructeurs de l’organisme.
Si on veut faire une cure de jus de fruits (donc pour un bon nettoyage naturel de l’organisme), par exemple en les mélangeant entre eux, il est préférable de tenir compte de la théorie des compatibilités alimentaires (2). En effet, les végétariens savent que tous les végétaux ne s’harmonisent pas entre eux dans les lieux qu’on leur impose, que ce soit dans un potager, dans le corps humain, ou même s’il s’agit de différentes fleurs dans un vase. Dans la nature sauvage, les plantes poussent au contraire spontanément dans des lieux et voisinages qui conviennent à leur développement. En conséquence, les plantes sauvages ne sont pas « dégénérées ». Ainsi, contrairement aux légumes cultivés, les plantes sauvages ont toutes des protéines complètes et sont plus riches en protéine que la viande (3).
Pour les cures de jus de fruits et légumes dans un but plus constructeur (voir ici plus haut pour ce terme), le mieux est d’adopter une formule de combinaison et de quantité précises, expérimentée en laboratoire et sur le corps humain (voir les 87 formules dans l’ouvrage précité de Walker et du médecin Pope, p 72 à 75).
On peut aussi organiser une cure d’un seul type de fruit. C’est plus rapidement assimilable, tout comme quand on ne mange qu’une sorte d’aliment par repas. Ceci est même l’idéal, selon les hygiénistes, tel Shelton précité (2), qui recommande de ne jamais consommer plus de trois aliments différents par repas.
Ces jus seront extraits à domicile, non pas à l’aide d’une centrifugeuse (qui oxyde les fruits en raison de son brassage d’air important) mais d’un mixer plongeur télescopique (solution la moins chère, car c’est un appareil couramment utilisé pour rendre les potages liquides, les modèles de 300 watts fonctionnent aussi bien que ceux de 600) ou d’un presse-agrume, même manuel. Il existe de plus en plus de pressoirs électriques ménagers très coûteux, mais leur force de pression (tonne par cm2) est inférieure aux simples, antiques (depuis 1 siècle avant J.C) et peu coûteux pressoirs manuels à raisin, nettement moins chers, produits de façon artisanale en Italie, mais qu’on pourrait fabriquer à plus bas prix en Afrique.
N’utiliser que des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, ou d’un potager ensemencé en bio et sans engrais chimiques, ne voisinant pas un terrain intoxiqué par une culture chimique, qu’elle soit agricole ou potagère.
Il est préférable de consommer les jus immédiatement après l’extraction, surtout si le climat ne permet pas une réfrigération suffisante.
Walker recommande (1) de ne pas consommer de pulpe (pressée ou non pressée), car la salivation dans ce cas est insuffisante à une bonne assimilation. En effet, l’assimilation est moins bonne dans ce cas qu’en mangeant les aliments entiers, car ces derniers nous font automatiquement saliver davantage.
Candide Folio, professeur de Mathématiques,végétarien .
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(1) Norman Walker, végétalien crudivore, londonien d’origine, devenu américain, Docteur en Sciences, et RD Pope, Docteur en médecine, dans «Votre Santé par les jus frais de légumes et de fruits», traduction de l’américain par Nadine Gassie, 3ème Ed., Utovie, 40320 Bats, France, 2002.
2) Docteur Herbert M. Shelton, végétalien crudivore, de son vivant chef de file de l’Hygiénisme aux USA, dans «La Santé par les combinaisons alimentaires », 3ème Edition, Nouvelle Hygiène, Paris, 1962 (nombreuses rééditions depuis lors, même éditeur)
(3) François Couplan, végétalien, Docteur ès Sciences et dipl. Ecole pratique des Hautes Etudes, auteur d’une quarantaine d’ouvrages, le plus grand spécialiste francophone en cuisine des plantes sauvages, dans Revue Végétarienne, 2ème trim. 2005, Ed. Association Végétarienne, Tenneville, Belgique, association partenaire de Végétarisme Gabon).