Arguments pour le végétarisme
Arguments pour le végétarisme
Chers Amis lecteurs
Plusieurs personnes dans le monde, de culture, de religion, d’école et de race différentes adoptent le végétarisme.
Mais la chose n’est pas toujours claire dans l’esprit de la plus part des Hommes. C’est pourquoi il me semble quelque peu important de revenir sur ce sujet et de mentionner ici des raisons qui sont en faveur de cette diététique éthique, pour édifier davantage nos chers lecteurs :
1- Les animaux ont le droit comme les humains d’évoluer. Nous devons donc les aider au lieu d’entraver leur évolution. Tous les êtres vivants ont le droit à la vie, et rien ne nous autorise à tuer. La Bible et l’Evangile essénien confirment cela sans détour : « Tu ne tueras point ». Dans Genèse 1:28-29, il est dit : « Je vous donne les plantes produisant des graines et les arbres qui portent des fruits avec pépins ou noyaux. Leurs graines ou leurs fruits vous serviront de nourriture ». Autrement dit, l’ancêtre de l’homme et toute l’humanité « primitive »sauf en période de glaciation de la planète( Yves Coppens , anthropologue, professeur au Collège de France, La cuisine paléolithique, Nouvel Observateur, n° hors- série 38 p.17) connaissaient et observaient le mode de vie végétarien. Cette alimentation d’origine végétale a été reconnue il y a plus d’un siècle par le monde scientifique, notamment par le zoologiste et paléontologiste français Cuvier (1769-1832) « fondateur de l’anatomie comparée » qui « nous a démontré que l’Homme au point fonctionnel est destiné à se nourrir de fruits, de légumes et de graines » (Raymond Reniers, p 14, Revue Végétarienne 42, 1er trim. 2002, Tenneville, Belgique, consultable à la Bib. Royale).
L’homme ayant acquis l’intelligence (l’homo sapiens), il a rapidement transformé la raison en ruse. Et le résultat a été malheureusement le massacre de ses jeunes frères animaux qu’il aimait et protégeait. Abandonnant sa nourriture végétale, l’Homme a perdu la santé et s’est installé dans une logique de violence envers les animaux et son propre corps. Les animaux crient tous les jours dans les abattoirs contre cette violence et contre la tuerie. Devenir végétarien, c’est donc refuser la violence et mettre sa raison au service de la vie et de l’amour universel. Un jour, la loi du progrès qui travaille sans cesse à corriger les imperfections, mettra au rebut, comme une pratique surannée, l’habitude de manger des animaux tués, comme l’est aujourd’hui le cannibalisme.
2- Les végétaux ont un plus grand pouvoir énergétique, fortifiant et de soutien que la viande, et demandent moins d’énergie pour leur assimilation.
3- La viande contient des toxines de putréfaction ainsi que quantité de déchets provenant de l’animal abattu, tels que l’acide urique…. Les dernières émotions qui précèdent la mort de l’animal comme la peur, l’angoisse et la douleur rendent sa chair impropre à l’alimentation.
4- Les protéines végétales ne sont pas sujettes à la putréfaction dans les intestins comme le sont les protéines animales.
5- Nos cellules se construisent à partir de la nourriture que nous prenons, et nous partageons les caractéristiques des matériaux dont est composé notre corps physique. Si nous mangeons les aliments vivants issus du règne végétal, nous donnons de la vitalité et de la santé à notre organisme. Par contre, la consommation de la chair animale de nos victimes assassinées ne laisse à l’organisme qu’une grande quantité de matières mortes, moins assimilables et peu propices à la santé
6- La consommation excessive de viande peut être supportée par notre organisme, mais produit de l’acide urique, très toxique. Il est assez largement reconnu maintenant que moins nous consommons de viande, mieux nous nous portons.
7- Tout organisme animal porte en lui les poisons de la putréfaction. Le sang veineux est saturé de C02 et autres produits nocifs destinés à être éliminés en urine par les reins et en sueur par les pores de la peau. Ces substances repoussantes sont disséminées dans toutes les fibres animales que nous consommons (viandes, poissons, crustacés…) et quand nous absorbons une telle nourriture, nous remplissons notre corps de substances toxiques. Le viandisme est donc une forme d’autodestruction.
8- Quand nous examinons aussi la question de la consommation de la viande d’un point de vue éthique, nous trouvons qu’il est contraire aux principes supérieurs de tuer pour se nourrir. Nous avons une lourde dette à payer envers les créatures les plus faibles (nos petits frères les animaux) dont nous devrions justement être les protecteurs mais dont nous sommes les meurtriers.
9- Pratiquement, le régime végétarien est plus avantageux du fait du coût de plus en plus élevé des viandes et poissons et de la difficulté de leur conservation en en pays chauds selon des normes convenables d’hygiène.
10- L’accroissement incessant de la population nécessite l’arrêt de l’élevage du bétail de boucherie et la reconversion des espaces libérés en zones cultivables productrices de blé, de légumes, et de fruits. Ceci peut faire baisser la famine dans le tiers-monde qui exporte la majorité de ses céréales pour nourrir surtout, mais sans le savoir, le bétail de boucherie en occident. Tout cela au détriment d’une population abandonnée à la malnutrition et à la famine. « D’après Frères des Hommes, 35% des céréales cultivées dans le monde entier sont utilisées pour nourrir le bétail d’Occident » (Jacqueline Leyman, Alimentation Vivante et Graines Germées, p 19, Ed. à compte d’auteur, Bruxelles). Le végétarisme peut ralentir la faim et offrir une alimentation de qualité dans les pays pauvres et même dans les pays riches, tout en freinant également la même malnutrition qui tue autant –même dans les pays riches - que les autres grandes épidémies. Encourager le végé- tarisme, c’est donc soutenir l’effort pour une alimentation saine et une vie de qualité.
11- Le végétarisme renforce le potentiel immunitaire de l’organisme, notamment par la prévention du diabète et des maladies cardiovasculaires et, d’après le Docteur Christian Tal SCHALLER dans son article publié dans la Revue Végétarienne (cfr plus haut) n°43, de nombreuses études portant sur des centaines de milliers de gens ont prouvé que plus on mange d’aliments d’origine animale, plus on souffre de maladies cardiovasculaires, de cancers, de rhumatismes et d’autres maux typiques de la vie occidentale moderne. Il dit dans le même article que les végétariens sont rarement obèses. En plus des maladies d’origine animale comme la fièvre EBOLA en Afrique Centrale, la fièvre aphteuse en Occident, et la grippe aviaire en Asie doivent interpeller notre opinion sur la question de l’alimentation et de la santé.
« Quiconque tranche avec un couteau la gorge d’un bœuf et reste sourd aux meuglements d’effroi, quiconque est capable d’abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l’oiseau qu’il a lui-même nourrit, est-il encore très éloigné du crime ? » Pythagore.
« Etre végétarien de nos jours, c’est vivre en désaccord avec le cours des choses. La privation, la faim dans le monde, la cruauté, le gaspillage, les guerres - il faut se prononcer contre tout cela. Le végétarisme est ma façon de me prononcer. Et c’en est une puissante. » Isaac Bashevis Singer.
Que les lecteurs me pardonnent pour toutes les erreurs qui peuvent se trouver dans ces écrits. Qu’ils s’attachent à ce qui peut les aider. Je ne cherche à convaincre personne ; chacun est libre de choisir son chemin, libre de choisir son repas. Rien ne peut remplacer l’expérience personnelle. Pour moi, le végétarisme est une solution à la violence, à la famine, au progrès personnel et collectif de l’humanité.
(à suivre)
Pierre Eric Mbog Batassi, Rédacteur en chef