L'UE subventionne les corridas

Publié le par pierre eric

 


Mise à jour: 14/08/2007 11:32:01

Les citoyens de l'Union européenne contribuent au maintien des corridas dans le Sud de la France et en Espagne, ceci à leur insu pour la plupart des Européens. Une réalité que l'ASBL ALPA, l'Association luxembourgeoise pour la protection des animaux, a la ferme intention de mettre en lumière.
Cecilia Lima de Pina
Lors d'un vote concernant le maintien ou non des subventions européennes pour les corridas, le Parlement européen a décidé, le 15 mai, de continuer à les subventionner. 574 députés européens sur 785 ont en effet voté pour le financement de cette activité. «C'est scandaleux. Il faut, en plus, savoir que le Parlement compte actuellement six députés luxembourgeois. Seulement un seul de nos députés, Claude Turmes, s'est décidé en faveur des animaux», raconte Anny Eck-Hieff, la présidente de l'ASBL ALPA.

Chaque année, les corridas en Espagne et dans le Sud de la France reçoivent en tout 22,5 millions d'euros comme subventions par l'Union européenne. Ce sont donc les impôts des citoyens européens qui financent les corridas, même si pratiquement tous les citoyens (98 %) se disent contre la corrida.

«Je pense que la plupart des personnes ne savent pas qu'elles paient les combats de taureaux, lance Anny Eck-Hieff. Si nous ne faisons rien, nous continuerons à contribuer aux corridas sans le savoir».

Des chiens exterminés dans des chambres à gaz
L'UE subventionne également un grand nombre d'autres activités du même type, comme par exemple, les courses de chiens, qui reçoivent chaque année des millions d'euros. D'après les informations de l'ALPA, les chiens, qui ne sont plus aptes à concourir, sont tués dans des chambres à gaz.

Demain ainsi que le dimanche 19 août, l'ALPA organisera sur laplace d'Armes une action en vue de signer des pétitions contre le subventionnement de la corrida par l'Union européenne, mais aussi afin d'informer le public sur cette réalité souvent méconnue.
Lors de cette conférence de presse, l'ASBL a aussi parlé hier des abattages rituels. Au Grand-duché, une loi sur la protection des animaux datant de 20 ans interdit ce rituel, et en même temps les abattages privés. Une question qui fait surface au Luxembourg, au moment où le Luxembourg a décidé de reconnaître la religion musulmane.

L'association ALPA veut, par ailleurs, que dans la Constitution luxembourgeoise, les animaux soient reconnus comme des êtres vivants. Un moyen selon l'ASBL ALPA d'améliorer le respect des animaux. Une revendication, envers le gouvernement, qui est faite depuis dix ans par l'ALPA. En Allemagne, par exemple, cela a été introduit depuis trois ans dans la Constitution.
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